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Adénomyose et endométriose — deux maladies différentes, mais souvent confondues

  • 21 mai
  • 6 min de lecture

On t'a peut-être diagnostiqué une endométriose. Ou une adénomyose. Ou les deux en même temps.

Et tu te demandes — c'est la même chose ?

Pourquoi deux noms différents ?

Pourquoi personne ne t'explique clairement ?


C'est une confusion extrêmement fréquente — y compris chez certains professionnels de santé. Ces deux maladies partagent des symptômes, des mécanismes, et touchent toutes les deux l'utérus. Mais elles sont fondamentalement différentes.


Dans cet article, je t'explique ce qui les distingue, ce qu'elles ont en commun, comment chacune est diagnostiquée, et surtout — ce que l'alimentation peut apporter concrètement dans chacun des deux cas.


Je m'appelle Marion. Je suis diététicienne-nutritionniste et je vis moi-même avec l'endométriose. J'accompagne des femmes atteintes d'endométriose, d'adénomyose, et souvent des deux à la fois.


L'endométriose — qu'est-ce que c'est exactement ?


L'endométriose est une maladie dans laquelle du tissu semblable à l'endomètre — la muqueuse interne de l'utérus — se développe en dehors de l'utérus.


Ces lésions peuvent se trouver sur les ovaires, les trompes, le péritoine, les intestins, la vessie, le rectum, et parfois des organes plus éloignés. Chaque mois, sous l'effet des hormones, ces lésions réagissent comme si elles étaient à l'intérieur de l'utérus — elles saignent. Mais contrairement aux règles, ce sang ne peut pas s'évacuer. Il reste piégé, crée des adhérences, de l'inflammation, des kystes — ce qu'on appelle les endométriomes.


C'est cette inflammation chronique et ces lésions qui sont responsables des symptômes.


Les symptômes caractéristiques de l'endométriose :

  • Douleurs pelviennes intenses — souvent cycliques, liées aux règles

  • Règles douloureuses — dysménorrhée — parfois invalidantes

  • Douleurs pendant les rapports sexuels — dyspareunie

  • Douleurs à la défécation ou à la miction pendant les règles

  • Fatigue chronique intense

  • Troubles digestifs — ballonnements, intestin irritable

  • Difficultés à concevoir dans certains cas


L'endométriose touche environ 1 femme sur 10 en âge de procréer. Et pourtant le délai moyen de diagnostic est encore de 6 à 7 ans en France. Un chiffre qui dit beaucoup sur la façon dont ces douleurs sont trop souvent banalisées.


L'adénomyose — une maladie distincte et mal connue


L'adénomyose est souvent décrite comme "l'endométriose de l'utérus" — mais ce n'est pas tout à fait juste.

C'est une maladie à part entière.


Dans l'adénomyose, le tissu endométrial s'infiltre dans le myomètre — le muscle utérin lui-même. L'utérus devient plus épais, plus volumineux, et réagit à chaque cycle hormonal avec une inflammation interne.


Contrairement à l'endométriose, les lésions restent à l'intérieur de l'utérus — elles ne migrent pas vers d'autres organes.


Mais cela ne veut pas dire que la maladie est moins invalidante. Bien au contraire.


Les symptômes caractéristiques de l'adénomyose :

  • Règles très abondantes — ménorragies — parfois hémorragiques avec caillots

  • Douleurs pelviennes et crampes intenses pendant les règles

  • Utérus augmenté de volume — sensation de pesanteur dans le bas-ventre

  • Saignements en dehors des règles — spotting

  • Fatigue importante — souvent liée à l'anémie provoquée par les pertes de sang

  • Ballonnements importants avant et pendant les règles

  • Douleurs pendant les rapports sexuels


L'adénomyose est plus fréquente chez les femmes de 35 ans et plus, souvent après une grossesse — mais elle peut toucher des femmes plus jeunes. Elle est encore plus sous-diagnostiquée que l'endométriose.


Ce qui les différencie :


Endométriose

Adénomyose

Localisation

En dehors de l'utérus

Dans le muscle utérin

Tissu concerné

Endomètre ectopique

Endomètre infiltré dans le myomètre

Règles

Douloureuses

Abondantes et douloureuses

Utérus

Taille normale

Augmenté de volume

Diagnostic

Cœlioscopie

IRM ou échographie

Âge fréquent

Dès les premières règles

Plutôt 35 ans et plus

Fertilité

Souvent impactée

Peut l'être selon la sévérité

Les points communs — pourquoi on les confond


Malgré leurs différences, endométriose et adénomyose partagent plusieurs points qui expliquent pourquoi elles sont si souvent confondues.


Une origine hormonale commune :

Les deux maladies sont hormono-dépendantes.

Elles sont nourries par les œstrogènes — et s'aggravent donc à chaque cycle, pendant les années de fertilité. C'est pourquoi elles s'améliorent souvent pendant la grossesse ou après la ménopause.


Une inflammation chronique :

Dans les deux cas, l'inflammation est au cœur de la maladie.

C'est elle qui entretient les douleurs, la fatigue, et de nombreux autres symptômes.

Et c'est précisément sur ce terrain inflammatoire que l'alimentation peut agir.


Des symptômes qui se ressemblent :

Douleurs pelviennes, fatigue chronique, troubles digestifs, impact sur la qualité de vie — les deux maladies partagent un quotidien difficile, souvent invisible pour l'entourage.


Une errance diagnostique longue :

Les deux maladies sont longtemps banalisées.

Les douleurs sont minimisées.

Les femmes qui en souffrent se voient trop souvent répondre que "c'est normal d'avoir mal pendant les règles". Ce n'est pas normal. Et elles méritent d'être entendues.


Peut-on avoir les deux en même temps ?


Oui — et c'est même fréquent.

On estime qu'entre 30 et 50 % des femmes atteintes d'endométriose ont également une adénomyose. Les deux maladies coexistent souvent, ce qui peut compliquer le diagnostic et rendre les symptômes encore plus intenses.


Si tu souffres à la fois de règles très abondantes et de douleurs intenses avec des symptômes digestifs ou urinaires, il est possible que les deux maladies soient présentes. Un bilan complet — IRM et consultation avec un gynécologue spécialisé — est essentiel pour établir un diagnostic précis.


Comment sont-elles diagnostiquées ?


Le diagnostic de l'endométriose :

Le diagnostic de certitude de l'endométriose se fait par cœlioscopie — une intervention chirurgicale mini-invasive qui permet de visualiser et de biopsier les lésions.

C'est le seul moyen d'en être certain à 100%.

L'IRM et l'échographie pelvienne peuvent orienter le diagnostic et visualiser certaines localisations — notamment les endométriomes ovariens ou l'endométriose profonde — mais elles ne suffisent pas à confirmer seules le diagnostic.


Le diagnostic de l'adénomyose :

L'adénomyose se diagnostique principalement par IRM pelvienne — c'est l'examen de référence.

Elle peut aussi être suspectée à l'échographie endo-vaginale, mais l'IRM reste plus fiable pour visualiser les infiltrations dans le muscle utérin.

Contrairement à l'endométriose, la cœlioscopie ne permet pas de diagnostiquer l'adénomyose — puisque les lésions sont à l'intérieur du muscle et non visibles depuis l'extérieur.


Ce que l'alimentation peut apporter dans chaque cas :


L'alimentation ne guérit ni l'endométriose ni l'adénomyose.

Mais elle est l'un des leviers les plus puissants pour réduire l'inflammation de fond, soulager les symptômes et améliorer la qualité de vie au quotidien.


Dans l'endométriose :


L'approche nutritionnelle dans l'endométriose vise principalement à :

  • Réduire l'inflammation chronique — alimentation anti-inflammatoire riche en oméga-3, antioxydants, légumes colorés

  • Soutenir l'élimination des œstrogènes — via les légumes crucifères, les fibres, le soutien du microbiote

  • Limiter les aliments pro-inflammatoires — sucres raffinés, graisses trans, alcool, produits ultra-transformés

  • Réduire l'exposition aux perturbateurs endocriniens alimentaires — qui imitent les œstrogènes dans le corps

  • Soutenir le microbiote intestinal — directement lié à la régulation hormonale et à l'inflammation


Dans l'adénomyose :


Les priorités nutritionnelles dans l'adénomyose sont proches, avec quelques spécificités :

  • Agir sur l'inflammation — même approche anti-inflammatoire

  • Compenser l'anémie — les règles abondantes entraînent souvent des pertes de fer importantes. L'alimentation doit apporter suffisamment de fer héminique et non héminique, associé à de la vitamine C pour en optimiser l'absorption

  • Réduire les prostaglandines — ces molécules pro-inflammatoires sont responsables des crampes utérines. Les oméga-3 sont leurs antagonistes naturels

  • Soutenir le foie — pour aider à métaboliser correctement les œstrogènes et réduire leur excès

  • Travailler sur la glycémie — un déséquilibre glycémique aggrave l'inflammation et les déséquilibres hormonaux


Quand les deux coexistent :

Quand endométriose et adénomyose sont présentes ensemble, l'approche nutritionnelle combine les deux axes — avec une attention particulière au fer, à l'inflammation, et aux hormones. C'est dans ces situations que l'accompagnement personnalisé prend tout son sens — parce qu'il n'existe pas de programme universel adapté à chaque situation.


Ce que je propose dans mes consultations :


Que tu aies une endométriose, une adénomyose, ou les deux, mon accompagnement commence toujours de la même façon : comprendre ta situation dans sa globalité.


Lors du bilan nutritionnel initial, on fait le point ensemble sur tes pathologies, tes symptômes, tes habitudes alimentaires, ton mode de vie, tes contraintes. C'est à partir de là que je construis une feuille de route nutritionnelle vraiment adaptée à toi — pas un programme générique.


Les consultations de suivi permettent ensuite d'aller plus loin, thème par thème — le sommeil, la gestion du stress, le microbiote, la micronutrition, les perturbateurs endocriniens — selon ce dont tu as le plus besoin.


Tout se fait en téléconsultation visio, partout en France. Tu n'as pas à te déplacer — surtout utile les jours de crise où sortir de chez soi est simplement impossible.


Tu veux qu'on en parle ensemble ?


Si tu te reconnais dans cet article — que tu aies un diagnostic confirmé ou que tu sois encore dans l'errance — je serais ravie d'échanger avec toi.


Je propose un appel découverte gratuit — sans engagement — pour faire le point sur ta situation, répondre à tes questions, et voir si mon accompagnement est fait pour toi.




Cet article est rédigé à titre informatif et ne remplace pas un avis médical. Si tu penses souffrir d'endométriose ou d'adénomyose, consulte un gynécologue spécialisé pour obtenir un diagnostic et une prise en charge adaptés.

 
 
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